Citations préferées

"Celui qui progresse ne blâme personne, ne loue personne, ne critique personne, n'incrimine personne. Il ne dit rien, ni de son importance, ni de son savoir."

Epictète philosophe grec

# Enviado el viernes 12 de septiembre de 2008 15:36

Visions de Johanna

C'est bien digne de la nuit de jouer des tours alors qu'on voudrait si fort être calme
Nous sommes assis là, échoués, mais faisant de notre mieux pour le nier
Mel. tient une poignée de pluie, elle vous pousse à relever le défi
La lumière grelotte dans le grenier d'en face
Dans cette pièce la tuyauterie toussote
La station de la radio joue très doucement
Mais il n'y a rien, vraiment rien à éteindre
Rien que Mel et son amant emmêlés
Et ces visions de Johanna qui soumettent mon esprit.

Dans le lotissement vide où les dames jouent avec le porte clé
Et où les filles ouvertes la nuit chuchotent à propos d'escapade sur le bateau au bord de mer
On entend le veilleur et sa torche qui cliquète
Il se demande si c'est lui ou bien elles qui est réellement fou.
Mél. pas de problème avec elle, elle est à portée
Si fine elle évoque le mirroir
Mais elle rend trop évidente, trop nette
L'absence de Johanna
Le spectre de l'électricité souffle sur la peau de son visage
Où ces visions de Johanna ont à présent pris ma place

Petit garçon perdu, il se prend tellement au sérieux
Il brandit sa détresse, il aime vivre dangereusement
Et quand il fait surgir son nom
Il parle d'un baiser d'adieu pour moi
Il ne manque vraiment pas d'air, inutile comme il est
De taper au mur quand je fais antichambre
Comment expliquer?
C'est si dur de durer
Et ces visions de Johanna, elles m'ont tenue bien au-delà de l'aube
Au creux des musées, l'infini passe en jugement
L'écho transmet des voix: le salut ça doit être comme ça au bout d'un moment
Mais Mona Lisa, elle a dû avoir le blues de la grande route
On le voit à sa façon se sourire
Voyez geler l'antique qui fait tapisserie
Quand toutes les bonnes femmes à face de gélatine ont leur accès de toux
Ho, joyaux et jumelle balancent à la tête de la mule
Mais ces visions de Johanna rendent la chose bien cruelle

Le camelot parle maintenant à la comtesse qui affecte de prendre soin de lui
Il affirme:" Montrez-moi quelqu'un qui ne doit pas un parasite, j'irai dire une prière pour lui
Mais comme dit toujours Mel.
"On peut pas se permettre grand-chose, pas vrai bonhomme?"
Tout en se préparant pour lui
Mais Madone ne s'est toujours pas montrée
Nous voyons cette cage vide corrodée
Là où sa cape de scène avait volé jadis
Le violoneux, maintenant, prend la route
Il écrit: tout ce qui était dû a été restitué
Sur l'arrière du camion de poisson qui charge
Pendant que ma conscience éclate
Les harmonicas jouent leurs clés dans les serrures et la pluie
Et ces visions de Johanna sont à présent tout ce qui reste.
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# Enviado el sábado 27 de junio de 2009 10:05

Douce Marie

Douce Marie
La barrière de ta maison, je ne peux la sauter, tu le sais
Quelquefois, ça devient si dur, tu vois
Je reste ici a m'acharner sur mon sort
Avec toute les promesses que tu m'a laissées
Mais où es-tu ce soir, douce Marie?

Oui je t'ai attendue au bord de la route
je t'ai attendue quand tu me haïssais
je t'ai attendue dans la circulation gelée
Quand tu savais que j'aurais dû être ailleurs
Alors où es-tu ce soir, douce marie?

Tout le monde peut être comme moi, c'est une évidence
Mais la encore, des comme toi, c'est plutôt rare, par chance.

Et les si beaux projets que tu m'avais promis
J'ai fini par être livré à la prison
Mais pour vivre hors la loi, il faut être honnête,
Je sais qu'en paroles tu es presque toujours d'accord
Mais où vas-tu ce soir douce Marie

Je ne sais pas comment c'est arrivé,
Mais ton Capitaine, va décider de mon sort
Mais tous les autres vont devoir attendre.

J'ai la fièvre au fond de mes poches
La peste blanche elle me suit
Oui, je peux l'amener avec moi, mais là, ta porte sera close
Tu as oublié de me laisser la clé
Mais qu'ai-je fait pour te perdre douce Marie
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# Enviado el lunes 07 de septiembre de 2009 09:03

Bob Dylan à L'Arena de Genève le 20 Avril 2009.

Une voix demande d'accueillir une légende, un gars qui était là chaque fois que l'Ancien-Monde a basculé. Un de ces troubadours célestes chers à Kerouac qui est monté très haut, retombé bien bas pour jaillir à nouveau au-dessus des cimes. Tout en fixant la scène sur laquelle se glisse un orchestre chapeauté à la manières de ces combos qui joues le blues le samedi soir dans les rades d'Amérique. L'instant est bouleversant. Mais nullement déprimant. Dylan à Genève, un lundi soir?!? Evenement mythique pour un concert simplement fabuleux. Le groupe commence a se chauffer sur " Watching The River Flow" La compo est magnifique les guitares se déchainent sur des rythmiques saturées par un orgue qui crache ses notes brûlantes comme si c'était le Al Koooper de l'été 1965 qui fouillait ses touches. "I'ts All Over Now, Baby Blue" est enfilé comme dans un rêve. A la troisième chanson, pour l'unique fois du spéctacle, le magicien va repasser à la six-cordes, histoire te tanner la peau du délicieux "Just Like Tom Thum's Blues". A la frontière du passé et du chaos sublime approché jadis par les jazzmen cosmiques, "Stuck Inside Of Mobile Whit The Memphis Blues Again" appuie la beauté d'un show organique.
Dylan qui, hasard heureux, a publié le 24 Avril son dernier album"Together Through Life", nouvelle collection merveilleuse de dix titres folk-blues qui viennent se rajoutés dans sa discographie car le périple sonique entrepris par le gamin juif du Minnesota a qui l'on disait qu'il n'aurait aucune chance dans la musique n'est pas près de s'achever a l'approche de son 68ème Anniversaire (qu'il fêtera le 24 mai prochain), Bobby continue de soulever la poussière des musiques noires du sud profonds des États-Unis. Il a compris qu'il ne trouverait jamais rien de plus excitant à faire. Le son cogne aussi fort qu' Hurricane carter (boxeur injustement emprisonné auquel Dylan dédia un titre mythique en 1975), possède ce grain visible propre à terrifier les disciples de l'ère numérique. Jambes écartées, l'artiste chante comme dans sa jeunesse ce chant-là qu'on n'enseigne pas à la Nouvelle Star" m'a emporté vers les étoiles "Ballad Of A Thin Man", "Thunder On The Moutain, "Like A Rolling Stones". Trois heures et un rappel sensationnel plus tard "All Along The Watchtower", "Spirit On the Water", "Blowing in The Wind" libérées en coulées de lave, l'homme repart en trottinant dans la nuit sous mon regard humide de simple mortel comblé sachant qu'il est incontestablement le chanteur américain dont l'œuvre a exercé l'influence la plus profonde sur la chanson et la musique tant aux USA qu'en Europe, il fut avec Joan Baez, le porte parole le plus écouté de la contestation qui a soufflé sur les campus des universités américaines, lors de la guerre du Vietnam. S'il a semblé parfois s'assagir, c'est qu'il s'est renouvelé. Le cerner dans un texte est impossible. A côté du chanteur, il y a le poète Bob Dylan.

# Enviado el viernes 08 de mayo de 2009 12:47

Modificado el lunes 11 de mayo de 2009 03:49

Maîtres de la Guerre

Maîtres de la Guerre
Vous, maitres de la guerre
Qui fabriquez toutes ces armes,
Construisez les avions de la mort
Et fabriquez ces grosses bombes
Vous vous cachez derrière des murs,
Vous vous abritez derrière des bureaux
Je veux que vous sachiez
Que je vois au travers de vos masques.

Vous qui n'avez jamais fait
Que construire pour démolir
Vous jouez avec le monde
Comme si c'était votre petit jouet
Vous nous procurez des armes
Et puis disparaissez de notre vue
Pour vous éloigner et vous cacher
Quand les balles sifflent.

Comme Judas autrefois
Vous mentez et trompez
Vous voulez nous faire croire
Qu'une guerre mondiale peut se gagner
Mais je vois à travers vos yeux
Et je vois à travers vos cerveaux
Comme je vois à travers les eaux
Qui s'écoulent dans nos égouts.

Vous tendez la gâchette
Pour que les autres tirent
Puis vous vous retirez et regardez
Alors que le nombre de morts empire
Vous vous cachez dans vos demeures
Alors que le sang des jeunes
S'écoule de leur corps
Et se fond à la boue.

Vous avez jeté la plus terrible peur
Qui puisse exister
Celle de mettre des enfants
Au monde
Parce que vous menacez mon enfant
Qui n'est pas encore né et n'a pas encore de nom
Vous ne méritez pas le sang
Qui coule dans vos veines.

Permettez-moi de vous poser une question
Votre argent sera-t-il suffisant
Pour acheter votre pardon
Le pensez-vous réellement
Je crois que vous constaterez
Quand l'heure de votre mort sonnera
Que tout le fric que vous avez amassé
Ne pourra jamais racheter votre âme.

Et j'espère que vous mourrez
Et que votre mort sera proche
Je suivrai votre cercueil
Dans la pâleur du jour
Et je serai là, quand on vous abaissera
Sur votre lit de mort
Et resterai auprès de votre tombe
Jusqu'à ce que je sois sûr que vous n'êtes plus de ce monde.

# Enviado el jueves 23 de octubre de 2008 13:32

Modificado el sábado 07 de marzo de 2009 13:18